Un syndic peu disponible, un suivi insuffisant, un besoin de davantage de proximité ou simplement l’envie de comparer les services proposés : plusieurs raisons peuvent conduire une copropriété à envisager un changement de syndic.
Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de justifier un motif particulier pour choisir un nouveau syndic à la fin du mandat en cours. Encore faut-il respecter quelques étapes.
Quand peut-on changer de syndic ?
Le moment le plus simple est la fin du mandat du syndic en place.
Le contrat de syndic est conclu pour une durée déterminée. À son terme, les copropriétaires peuvent décider :
– De renouveler le syndic actuel ;
– Ou d’en désigner un nouveau.
Il est donc important de regarder suffisamment tôt la date de fin du contrat afin de préparer la transition.
Étape 1 : comparer plusieurs syndics
Avant l’assemblée générale, le conseil syndical procède en principe à une mise en concurrence de plusieurs projets de contrats.
Chaque candidat transmet notamment :
– Un projet de contrat ;
– Une fiche présentant ses prix et ses prestations.
Cette étape permet de comparer les propositions sur des critères concrets.
Mais le tarif ne doit pas être le seul élément étudié.
Il peut aussi être utile de regarder :
– Le nombre de copropriétés suivies par le gestionnaire ;
– Les modalités de contact ;
– La disponibilité des équipes ;
– La présence locale ;
– Les outils mis à disposition des copropriétaires ;
– La gestion des urgences ;
– La transparence des prestations supplémentaires.
Étape 2 : inscrire les candidatures à l’ordre du jour
Pour pouvoir voter sur un nouveau syndic, sa candidature doit apparaître à l’ordre du jour de l’assemblée générale.
Le ou les projets de contrats doivent donc être transmis suffisamment tôt au syndic en place afin qu’ils soient joints à la convocation.
Le syndic ne peut pas simplement écarter une demande régulière d’inscription à l’ordre du jour.
Étape 3 : organiser l’assemblée générale avant la fin du mandat
L’assemblée générale permettant de choisir le futur syndic doit être organisée alors que le syndic actuel est encore en fonction.
En cas de changement en fin de mandat, cette assemblée doit être organisée avant l’expiration du contrat afin d’éviter une période sans syndic.
Étape 4 : voter pour le nouveau syndic
Les copropriétaires votent sur les candidatures proposées lors de l’assemblée générale.
La désignation du nouveau syndic doit respecter les règles de majorité prévues par la réglementation.
Étape 5 : organiser la transition
Une fois le nouveau syndic choisi, les copropriétaires déterminent la date de fin du contrat précédent et la date de prise d’effet du nouveau contrat.
Le syndic sortant doit ensuite transmettre au nouveau syndic les documents et informations nécessaires à la gestion de la copropriété.
L’objectif est simple : assurer la continuité de gestion de l’immeuble.
Quels critères regarder avant de changer de syndic ?
Changer uniquement pour économiser quelques euros peut parfois être une fausse bonne idée.
Un syndic doit aussi être évalué sur :
-La disponibilité ;
-La proximité ;
-Le suivi technique ;
-La transparence ;
-La relation avec le conseil syndical.
La disponibilité
Pouvez-vous facilement joindre votre interlocuteur ?
La proximité
Le gestionnaire connaît-il réellement votre résidence et son environnement ?
Le suivi technique
Les demandes, travaux et incidents sont-ils suivis dans la durée ?
La transparence
Les copropriétaires comprennent-ils les comptes, les contrats et les décisions proposées ?
La relation avec le conseil syndical
Les échanges sont-ils réguliers et constructifs ?
La qualité d’un syndic se mesure finalement autant dans le quotidien que le jour de l’assemblée générale.
Vous envisagez de changer de syndic ?
Partimmo peut échanger avec votre conseil syndical sur les besoins de votre copropriété et vous présenter son accompagnement.